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Manuela Ducloux, créatrice de Maison Polochon

Voici mon projet photographique personnel de l’année 2023. Chaque semaine je vous présente un portrait de femme qui s’est lancée dans l’aventure d’entreprendre.

Ce qui me pousse à poursuivre ce projet après encore 25 semaines ? Il y a très certainement de la passion d’être à l’écoute de ces femmes talentueuses que je rencontre. Il y a aussi une volonté inscrite profondément en moi que chaque femme qui se décide à entreprendre puisse le faire de manière éclairée.

Aujourd’hui, je raconte l’histoire d’une femme dont la pugnacité et l’évolution de posture m’ont complètement chamboulée.

Manuela Ducloux est la fondatrice de Maison Polochon, une société qui crée des lampes pour enfant éco-responsables. Sa matrescence a été un catalyseur qui l’a menée à l’entrepreneuriat.

A la croisée des chemins

Il y a 7 ans, Manuela a décidé de changer de vie. Ancienne salariée dans de grands groupes, en région parisienne, elle a choisi d’écouter son besoin de ralentir et de mettre du sens dans sa vie.

Avec son (ex-)mari, ils décident de venir habiter dans le Rhône et Manuela monte son entreprise. Elle se définit comme une créatrice de lampes pour enfants. C’est ainsi que naît Maison Polochon.

Lancer son entreprise

Au lancement de Maison Polochon, Manuela cherche à créer de manière éthique et responsable. Elle se demande si son concept plaira, et se questionne finalement peu sur la rentabilité de son entreprise. Dans le domaine de l’électronique, le seul moyen d’être rentable est de commercialiser de gros volumes. Manuela préfère commencer en se lançant en douceur. Elle suit son instinct, portée par l’énergie positive que lui apporte son changement de vie. Elle aimerait faire incuber son projet auprès des Premières, mais est refusée par manque d’ambition assumée sur son projet.

Quand tout bascule

Au bout de 3 ans, elle se sépare de son ex-mari. Son entreprise n’est pas encore rentable, et Manuela récupère la garde de ses deux enfants. Manuela se questionne sur la nécessité de reprendre un travail salarié pour assurer la pérennité financière de son foyer. Les peurs qui la freinaient jusqu’alors sont devenus négligeables devant son besoin de pouvoir être présente pour ses enfants.

Elle décide de tout mettre en oeuvre pour rendre son projet viable financièrement.

Devenir cheffe d’entreprise

La rage au ventre, celle qui se définissait comme une créatrice de lampes pour enfants endosse alors le rôle de la cheffe d’entreprise ambitieuse. Elle recontacte les Premières et sera cette fois reçue grâce à son changement de posture. Elle se fera accompagner par Ghislaine Torres notamment pour lever les fonds qui lui permettront de faire grandir son entreprise.

Après avoir décroché de premiers prêts d’honneur, ou de la Région, Manuela décide de lever des fonds auprès d’investisseurs. Elle contacte des fonds d’investissement, mais ne se sent pas à l’aise. Après un passage sur la France Bouge sur Europe 1, elle est contactée par deux investisseurs, avec lesquel le courant passe immédiatement. Elle suit son instinct : ces personnes l’ont choisie, et avec l’argent qu’elles mettront, Manuela sait qu’elle va réussir à faire décoller sa société. Elle savoure de ne plus être seule sur son projet, mais entourée de personnes soutenantes.

Cet argent lui aura permis de gagner le temps de recruter et structurer son entreprise, de participer à des salons pour faire connaître sa marque et de financer le développement de ses produits.

Maman solo et cheffe d’entreprise

Construire son entreprise prend énormément de temps à Manuela. Reconstruire les bases de sa vie familiale avec ses enfants également. Les 2 premières années suite à sa séparation, Manuela ne s’accordera que très peu de temps pour elle. Elle peut compter sur le soutien de ses proches. Cela lui permet de souffler en cas de besoin.

Manuela a choisi de s’installer dans une commune où elle et ses enfants peuvent tout faire à pied. Ce confort de vie choisi est vital pour elle. Ses enfants grandissant, ils acquièrent progressivement l’autonomie qui permet à leur foyer de fonctionner plus sereinement. Elle reste malgré tout vigilante à leur donner uniquement des responsabilité de leur âge.

Rendre ses enfants plus autonomes a été une nécessité pour qu’elle puisse faire grandir son entreprise. Mais cela a également permis à ses enfants de se sentir valorisés par la place qu’ils prennent au sein du foyer. Et leur autonomie leur permet de passer du temps de qualité tous ensemble.

Affronter les vagues

Au fil de son aventure entrepreneuriale, l’entreprise de Manuela aura été ébranlée par plusieurs crises mondiales : le Covid en 2020, mais aussi la pénurie de composants électroniques en 2021. Et lorsqu’elle décide de grandir à l’international, elle est ballotée entre les ouvertures et fermetures de frontières. Elle n’avait pas anticipé qu’en créant une marque de lampe pour enfants elle puisse être autant impactée dans ses développements par de tels événements.

Devant tous ces aléas, Manuela apprend à se faire confiance, et à compter sur les personnes qui l’entourent : lorsqu’un problème survient, elle a découvert que trouver une solution la rendait fière, et que le problème prenait dès lors des proportions bien moins oppressantes.

Se sentir fière

Aujourd’hui, Manuela se sent épanouie en voyant que l’entreprise qu’elle a créée est fiable. Elle retrouve progressivement son équilibre vie personnelle / vie professionnelle. Son ambition lui a permis de prendre sa place de cheffe d’entreprise et de trouver sa légitimité dans le monde économique.

Et si vous aimez son concept, allez découvrir sa campagne de crowdfunding en cours !

Histoires d’entrepreneuses

Et vous, qui sont les entrepreneuses qui vous inspirent ? Taggez-les sous ce post, ça leur fera plaisir 😉 Et qui sait, peut-être auront-elles leur place dans ce projet ?

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